personnel

15 mai 2008

LA VIE EN ROSE

Vouloir écrire c’est qu’il me reste encore du désir. Pas encore mort, c’est bien. Je suis mieux là à me parler avec les touches du clavier que tout à l’heure dans la voiture,dans les bouchons et le ciel gris qui enlaidit la vie. Si aujourd’hui la vie s’était offert un ciel bleu j’aurai été acheter ce futal qui manque à ma garde robe ;modeste penderie. Ce n’est pas une penderie mais ça fait rien,c’est pour ne pas compliquer le texte avec des descriptions vaseuses. J’écoute du Jazz ;du dixieland pour parler comme les pros et je me rends compte (il était temps après des décennies) que la clarinette est omniprésente dans le jazz new-orléans(encore le pro).Pour pas cloper je mastique »ma » sempiternelle nicorette. On s’habitue a vivre dans le vide ;je veux dire qu’on s’habitue(après plusieurs décennies ) que les choses ne changent pas et qu’il faut s’adapter au ciel gris. Si ce n’est pas de la sagesse je ne m’y connais pas !!!Les idées fixes qu’elles soient noires ou blanches sont inséparables de mon état de veille. Comme je ne peux les supprimer je ne vais pas pour autant me supprimer !!!Je vis donc et je vais lire les journaux intimes sur le blog où je me fends de quelques commentaires, pour remonter le moral de ceux qui flirtent avec la déprime. Moi avec la déprime c’est le grand amour. Mais à l’instant où je vous parle ma passion pour elle est plustot tiede.Ca doit être l’écriture ici et maintenant qui fait que je la tiens à distance la déprime. Mais lorsque je m’arrête d’écrire et que je ne dors pas elle passe à l’offensive la déprime. Comme je ne peux ni écrire ni dormir en permanence je subis durement ces assauts. Et comme je n’ai pas envie d’ajouter un lexomil quotidien(qui au bout de quelques semaines ne ferait plus d’effet) à toutes les drogues qu’on me file pour ne pas flipper pour de bon je m’accommode de cette salope qui me peint tout en noir. La vie en rose je ne m’en souviens plus, c’est comme l’enfance dont ne me parviennent plus les parfums. Encore que c’est du pipeau « le paradis de l’enfance »…D’après les savants le stress démarre à la naissance ;à peine arrivé que t’a déjà envie de te barrer ;mais pour aller où ?!Evidemment retourner à la situation où qu’on était avant que Mr Spermo et Mme Ovu nous extraient du néant. On devrait dire ça quand on est papa-maman et qu’on vient d’avoir un bb »VOILA ON L’A EXTRAIT DU NEANT SANS LUI DEMANDER SON AVIS ! » Et chacun se débrouille comme il peut pour tenir tant bien que mal avant de repartir pour le mystère…En partance pour l’inconnu nous sommes ! mais ça vous le savez déjà et raison de plus pour faire connaissance avant de regagner le monde métaphysique,dans ce rien plein à craquer,comme un œuf bien sur…

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12 mai 2008

AMBIDEXTRE DE LA SOLITUDE

Ecrire sous la dictée de l’autre. Ecrire c’est se parler à soit alors qu’on croit parler aux autres. Avec le silence pas de risque d’erreur et puis écrire ce n’est rien que faire de nouvelles combinaisons de caractères à chaque fois. L’alphabet + l’ordinateur ça ne tue pourtant pas l’ennui et le sentiment que tout est vain. Si écrire régénérait il y’a si longtemps que j’aurais déjà reverdi comme le printemps alors qu’il me pousse des cheveux blancs comme neige en plein eté. Ecrire c’est faire de faux strip-tease, comme un abdication de l’espoir pour le voyeur qui n’a rien vu ;écrire juste pour ne pas contrarier l’esprit qui en nous produit le flux permanent de la conscience ;écrire comme un échec assumé et revendiqué :je suis mort et alors ?! je suis mort c’est à dire que plus jamais je ne fleurirais et que les feuilles me tombent et mes bras sont deux branches mise à nu ;écrire dans une solitude sans remède ;écrire comme un incurable optimiste quand tout s’effondre ;écrire pour remplir le tonneau des danaïdes de l’absence ; écrire où je suis c’est absurde comme si on voulait vider le désert ;écrire comme l’onaniste avec une seule main ;écrire avec des mains qui tremblent d’un froid intérieur ;écrire mastiquer le vieux morceau de tabac à chiquer et cracher des mots avec un clavier ébréché ; écrire avec un égo qui gicle comme un petit geyser prétentieux, écrire pour la galerie des cœurs cassés qui s’affichent avec des pseudos ;écrire pour la beauté gratuite du frémissement du vent et de la lumière ;écrire pour le chant incessant de la ville qui broie et rumine l’acier et les hommes avec leurs os friables ;écrire en attendant le jugement qui nous délivrera de la culpabilité ;écrire parce qu’on a raté sa vocation de salaud ;écrire qu’on s’ est raté et se bidonner sur ceux qui croient connaître la nature humaine et la culture inhumaine ;écrire parce que on ne plus arrêter le train et qu’on à pas les couilles de sauter dans le vide qui lui à coup sur nous sautera dessus sans préavis ;écrire devant la cage vide d’où s’est envolé l’espoir ;écrire parce qu’il faut bien meuble ce vide qui nous enserre ;écrire sans modestie mais avec l’obstination de la marche aveugle :En avant route !!!

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06 mai 2008

AU CLAVIER ET DONC A TABLE

Ecrire comme thérapeutique contre l’angoisse ?Mais depuis que j’écris il n’y’à pas eu de métamorphose qui m’aurait fait passer de la maladie à la santé. Au moment où je compose des mots sur le clavier l’anxiété ne recule pas,elle ne dort qu’un d’un œil ;elle sommeille disons…Pour faire refluer le mal il me faudrait trouver une parole magique …Mais déjà en soit la parole n’est elle pas enchantée ? Même lorsque elle est courante,banale,ordinaire,usée ,la parole nous aide à composer avec le monde ;à surmonter l’impression de solitude et d’incompréhension qui hante chacun de nous…La parole nous rattache au monde d’où elle nous détache aussi lorsque voulons fuir les autres en gardant nos pensées informulées, en l’état d’un verbe intérieur qui nous isole et nous protége des  autres…C’est bien pour cela que le rêve est l’anagramme d u verbe…J’écris pour passer le temps comme si chaque instant était un pont suspendu sur le vide et qui relierait au pont suivant ;au moment à venir…Ecrire sans prétention c’est encore manquer de modestie puisque je m’affirme par les mots qui sont de ma personne le langage singulier et pourtant identique à tous les autres maux…Ecrire pour dépasser la peur de vivre ou plutôt pour vivre avec la peur comme une vieille compagne dont les sortilèges seraient alors moins redoutables…La vertu de l’écriture c’est également celle de parler de nous même sans vraiment nous exhiber, comme ici où je ne dis que des généralités qui font que ce texte peut-être l’œuvre de chacun et de tous, comme si je me dissimulais au fur et à mesure que je donne au lecteur l'illusion que je passe aux aveux…

Posté par Ourselves à 16:50 - journalintime - Commentaires [5] - Rétroliens [0]

05 mai 2008

WORDS AND BLABLA

Même si ce n’est pas destiné à  être lu par autrui écrire est toujours soumis à l’exigence d’une excellence. Même lu seulement par nos propres yeux nos mots doivent d’abord nous séduire,étant bien entendu que le regard des autres se greffe inconsciemment au notre pour décider de garder ou de supprimer la phrase. C’est dire que se pose toujours le problème du choix pour un arbitre qui en réalité n’est jamais libre. L’avantage avec le silence lorsque on opte pour lui c’est qu’il est moins soumis au jugement .

Ainsi se pose la question de savoir qui et quoi dictent mes mots. Connaitre ces causes ne saurait être un un gage de qualité. Je veux dire savoir pourquoi on écrit ne rend pas pour autant meilleure notre prose,dans le cas où elle ne serait pas rendu exécrable par la connaissance des ressorts qui l’animent. Ecrire pour rien cela n’existe pas quand bien même encore une fois cela ne serait destiné  que pour notre seul jugement. Ecrire relève en permanence de la jouissance et de l’ennui. Mes mots ne me plaisent mais je tire plaisir de passer outre le désagrément pour les mettre au monde. Ainsi il y’a un usage de la corvée qui rejoint celui de la satisfaction. Si c’est clair pour moi cela doit l’etre pour l’autre. Bien sur c’est un truisme de dire que tout cela relève du flux permanent de la conscience. Penser peut-être agréable lorsque on estime que cela produit du sens .Ainsi il n’aurait pas d’écriture libre et affranchie du sens. Le non-sens n’est que la manière inversée de proclamer la pérennité du sens. Voilà j’ai empli une page avec la satisfaction du devoir accompli. Ecrire c’est obéir oui mais à quelles pulsions ?

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04 mai 2008

HERE,THERE AND EVERYWHERE.

aurassi

Je suis ici sans savoir que dire,être  seulement comme un pierre sans désir. La pierre n’est pas morte sans être vivante. Je suis ici avec ma pensée qui précède mes mots. Je suis ici avec mes mots retardataires,périmes et pourtant nés du désir de l’excellence. Je suis ici dans la lumière du jour alors que dans mon cœur c’est la nuit. Je n’y vois plus, bien que je continu de contempler les choses et les sons. Je suis ici dans la rigidité de la matière alors que ce dont je suis formé à la racine des mots est d’une légèreté  insoutenable. Je suis vide comme un dimanche gris pourtant mes oreilles entendent la mélodie et l’harmonie. Je suis ici déjà mort,jugé, sanctionné , pourtant vivant comme les ombres remplies de larmes qui circulent dans la rue. Je suis ici déjà parti sur l’aile de la pensée voyageuse pourtant immobile. Je porte un enfant dans une main et le cadavre de ma vie sous le bras. Redeviendrons nous enfant qui viennent de naître ou ne sommes nous promis qu’a la sagesse des souches de l’arbre mort ?.0 l’écorce est amer le bois est usé mais mes doigts ne peuvent s’empêcher de suivre la dictée de  ma pensée dont j’ignore ou se trouve la source. Nous vivons en rond. Nous suivons la ligne du cercle encore et encore et encore avant que l’inconnu ne vienne peut être nous délivrer de notre destin de circonférence. Tout cela n’est pas moi pourtant je l’accepte. Je suis ici et partout où mes sens me portent .Du bout de mes doits à mon iris en passant par mon ouie et de ma langue quel est le plus fin explorateur ? et du sexe le sceptre rouillé de la fin d’amour ? .Je suis ici le passager d’une tranche temporelle qui se refermera comme une porte coulissante lorsque je sortirais de mon corps au cas où il y’aurait une issue extérieure pour cette conscience logée dans un brin d’adn. Qui dira un jour les miracles du pollen qui font éternuer le poète ?!

Posté par Ourselves à 16:56 - journalintime - Commentaires [2] - Rétroliens [0]